Dimanche… (encore un)
Un Dimanche comme les autres, tranquille, reposant, et surtout revigorant…
Après un début de week-end mouvementé par une histoire de piratage et de perte de données, puis quelques autres trucs que je n’ai pas envie de partager, je me suis octroyé le droit d’une petite séance de cinéma. Et je partage avec vous ce début de polémique qui n’en n’ai pas un (je trouve).
J’ai entendu parler de ce film hier après-midi, entouré d’amis avec qui nous partageons nos avis sur tout (de la blonde qui passe, à la politique, en passant par les grèves, la musique, le cinéma et la vie en générale), sur une terrasse toute pleine de soleil. Le Figaro, que je ne lit que lorsque mon GG national du 15ème me découpe les articles que “le gaucho que je suis” (je reprends ses termes) DOIT lire absolument, a fait un papier cette semaine sur ce film.
La polémique est qu’il a été censuré à sa sortie en salle et qu’il se voit poser le bouclier rassurant Famille de France et les autres personnes qui pensent penser pour nous, de l’interdiction au moins de 18 ans.
Personnellement, je ne vois pas l’intérêt de le voir sans avoir un minimum d’expérience de vie (même si l’âge n’a souvent rien à voir là-dedans) sous peine de se faire grave chier… Maintenant, on qualifie ce film d’érotique et mise à part les quelques secondes où les deux acteurs font monter leur désir d’une façon effectivement très érotique (au début), le reste du film n’a absolument rien à voir, ou alors je n’ai vraiment rien compris !
L’excellent papier que j’ai lu à ce sujet, expliquait le fond abordé par ce film d’une façon vraiment très intéressante et surtout d’une écriture journalistique vraiment excellente et m’avait donné envie de voir ce qui dérangeait à ce point.
Le personnage principal se perd dans les méandres du Japon perdu pendant la guerre avec toutes ses traditions, ses codes et sa culture. Perte qui provoqua la mort de ses parents et surtout de sa mère (ce qui confirme que les parents transmettent tout ce qu’ils n’arrivent pas eux-même à gérer, à leurs enfants - ce n’était pas un reproche, juste une constatation), qu’il cherche désespérément dans ses relations avec sa femme (précédemment) et avec sa maîtresse d’une nuit (dans le film). S’en suit alors une descente aux enfers et sans vous donner tous les détails, un rapport de domination homme/femme d’une violence assez explicite (ça me fait penser au post d’hier, ça mesdemoiselles, c’est de la brut, avec le fouet).
Maintenant ce sujet sur l’homme qui cherche sa mère dans ses relations avec les femmes et inversement pour les femmes qui cherchent la domination d’un père qu’elles n’ont pas eu ou pour la trouver justement, a été déjà abordé souvent. La violence qui s’en suit dans le film peut être dérangeante, et encore, tout est suggéré.
Bref, j’ai passé un bon moment, de bons acteurs, un scénario hors du commun, mais franchement, y’a pas de quoi fouetter un chat ! La censure qui est sensée retenir les “êtres politiquement correctes” m’a donnée envie d’aller voir ce qui dérangeait ! Donc on dit merci la censure, sinon, il est fort probable que je n’aurais jamais entendu parler de ce film…
Et pour terminer sur un coup de gueule. La programmation de ce film était assuré par 3 salles (dont deux à Paris)… Je n’arrive toujours pas à penser qu’il n’y a qu’à Paris que les gens s’intéressent à la culture. Et si messieurs les gérants de salle, vous ne proposez rien, vous ne risquez effectivement pas de faire de bruit.
Le St Michel où j’étais, était blindé à 16h… et je doute que les présents soient tous parisiens…
Voir aussi sur le sujet :















Titre du billet
Date de publication
Catégories
Commentaires
Laisser un commentaire