Le début de la quête…

Jeudi 2 août
L’arrivée après l’attente.L’attente de longs mois, des mois qui n’en finissent plus, des mois à repousser, à se dire : « Ce mois-ci ce n’est pas possible, on verra le mois prochain… » Et enfin, lorsque tout est perdu et que plus rien ne permet de sortir la tête de l’eau, on franchit le pas, on cesse de se trouver des excuses, ces mêmes excuses qui on fait que vous avez tirez sur la corde jusqu’à ce qu’elle casse…
Quel soulagement, quel bien-être, quel bonheur de retrouver des gens que l’on aiment, des gens sur qui vous pouvez compter, sur qui vous avez toujours pu compter… Combien de personnes peuvent se venter de connaître, d’avoir croiser quelqu’un qui ne juge pas, ne contrarie pas, s’inquiète pour vous et surtout, vous aide VRAIMENT…
Ne pas penser à son travail, ne pas penser à ce qui se passe dans le monde, ne pas penser à quelle nouveauté technologique ou technique est sortie aujourd’hui, ne pas se connecter simplement pour voir, complètement et totalement se déconnecter… y arrive-t-on vraiment ? D’accord, je suis sorti cette après-midi chercher un hotspot, que je n’ai d’ailleurs pas trouvé (on verra demain).
Est-ce une cure de désintoxication d’informations ? Ça m’a tout l’air d’y ressembler. Dans un monde où l’information prime (la vraie et la fabriquée), que s’est-il passé pour que l’on doive arriver à de telles extrémités pour ne simplement pas savoir…
Minuit arrive, après une journée à ne s’occuper que de soi (et un peu d’une personne pour qui j’ai une estime énorme, du moins, j’essaie), se reposer, se retrouver et surtout chercher à se sortir du gouffre moral. Des pistes se profilent, j’en saurais certainement encore plus demain. J’attends beaucoup, j’espère ne pas m’essouffler et surtout accepter le fait que, peut-être, je ne trouverais pas ce que j’attends ou simplement ce que j’attends n’est pas ce à quoi je pense…
J’ai avancé, depuis cette après-midi, je me regarde comme les autres me voient (physiquement j’entends). Et bien j’ai peur, je me fait peur. Je voie mes joues creusées, la maigreur de mon corps. Je crois que c’est la « véritable » première fois que je m’en rends compte de toute ma vie. Aujourd’hui, je me trouve maigre, trop maigre et je voudrais bien savoir quel cheminement mental m’a conduit à une telle maigreur, comme si le vide qui m’a envahi s’était matérialisé physiquement…
J’en arrive à envier ce chien noir qui me soule et me colle tout le temps. Au moins, lui ne se pose pas toutes ces questions et se contente que sa gamelle soit pleine et qu’on lui donne une caresse ou deux de temps en temps. En écrivant cette dernière phrase, je vient de me rendre compte que s’était ce que je pensais demander, du temps et de la tendresse… Était-ce trop et surtout était-ce tout ?
Vendredi 3 Août
Quelle journée ! Nous sommes maintenant 3 à vivre la même chose : savoir, être totalement certains, au plus profond de notre être, que ce sont eux, mais eux, ne le savent pas, ne l’accepte pas, se refuse à vivre le même bonheur, par peur, par crainte ou simplement parce qu’il est tellement plus simple de ne rien faire que de vaincre ses peurs…
J’ai beaucoup appris aujourd’hui. Je sais, du moins en partie; ce que j’ai, pourquoi j’ai eu certaines réactions. C’était tellement évident que je ne l’ai pas vu. Des éclairs vont désormais fuser. Je pense que d’autres choses traînent encore, mais ont réglera ça après ce gros boulet que je traînais jusque maintenant. Je dois apprendre à vivre sans celui-ci avant de m’atteler aux autres.
Quelle douleur j’ai ressenti en découvrant ! Mais je suis incapable de vous dire ce que je ressent maintenant, si ce n’est un soulagement énorme de savoir. Un vidage éclair de larmes s’est produit, je ne savais pas que j’en était capable à ce point (ni que l’on pouvait avoir si mal aux yeux….). Je sais ce qui nous reliait, même si je ne peut m’occuper de moi, il est aussi important pour moi de comprendre les accroches que la vie nous fait rencontrer.
Tout ceci doit sembler abstrait, complètement destructuré, mais je préfère rester dans le flou pour protéger le lecteur, pas moi, mais simplement le lecteur et quelques personnes de mon entourage…
Demain sera la continuité de cette démarche. Que vais-je devoir faire, et quels béquilles seront là pour m’aider… J’écris en sachant désormais et même le morceau qui me tirait un pincement au coeur jusque maintenant n’a plus le même effet, je suis juste mélancolique dans mes souvenirs. La vie change et que me réserve-t-elle ? Quels choix vont s’offrir à moi dans les semaines, les mois et les années à venir ?
Samedi 4 août
Ces notes de musiques raisonnent toujours dans mon esprit, et passent en boucle sur mon iPod… Est-ce pour terminer d’exhumer les derniers relents de tristesse, de remords, de goût d’inachevé ? Est-ce le fait d’avoir ressorti des actes inachevés de mon inconscient ? Est-ce simplement les souvenirs qui ont peur de s’effacer ? Est-ce le manque qui ne manque plus, mais qui voudrait s’accrocher, comme s’il sentait que ses jours étaient comptés ?
Je me sent nettement mieux, mais des contradictions se livrent un combat et m’empêchent de m’atteler à l’essentiel, à ce qui me permettra de sortir définitivement de tout ça. Comme si le fait de travailler ce qui doit l’être (du moins une partie) empêcherait le meilleur de moi-même de se révéler, comme si mes sentiments, toujours présents, encrés en moi avaient peur de s’envoler devant la tâche qui m’attend…
C’est une lutte intérieure de chaque instant. Chaque seconde qui passent me rapprochent de cette libération complète, totale qui me permettra de désormais ne plus avoir peur. J’ai parlé régulièrement de l’abandon, du moins à certaines personnes. Je sais désormais pourquoi cette peur fût si présente chez moi depuis quelques années. Mais pourquoi le reste à peur, comme si tout était lié et qu’une partie de moi-même avait peur de cette « nouveauté » ?
Ces notes de musiques s’achèvent. Je les ressortirais désormais avec parcimonie, je les partagerais avec vous prochainement, très rapidement, je pense. L’occasion se présente et j’en profiterait. Ce morceau de musique fut le premier que nous ayons écouté ensemble, pendant notre première soirée, et les paroles étaient plus que prémonitoires… comme si je les avaient écrites maintenant…
Rien sur ce sujet...

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