Le matelas était bien, maintenant, ça pique un peu…
Un peu de sincérité et de clarté. Arrêter de se mentir, de cacher aux autres ce que l’on est, ce que l’on ressent et ce qui se passe dans sa vie… J’ai toujours réussi à le faire sans aucun problème, aucun regret ou aucune peur. Maintenant, j’ai peur, j’angoisse, je tombe dans la paranoïa.
Comment en suis-je arrivé là ? Comment oublier ce que l’on est au point de ne plus savoir quoi faire seul, se nourrir seul ou simplement passer le temps ? Comment se berner soi-même aussi simplement, rapidement et surtout efficacement ? Et surtout comment se sortir de se merdier mental et moral ?
Je ne sais pas ce qui me prends de partager avec vous ce que je ressent depuis maintenant plusieurs semaines, à des stades de douleurs complètement différents, mais je n’en peu plus et je n’arrive pas à me sortir de ce gouffre. Et le pire dans tout cela, c’est que j’ai l’impression d’empirer les choses, de ne pas comprendre, de ne pas faire d’efforts, de ne pas laisser « libre »… Je viens de prendre connaissance de l’histoire et des douleurs d’un proche ami (de longue date), et je me demande si j’aurais la force et le même courage que lui dans cette situation. Quelle aurait été ma vie dans ces conditions, avec son départ (euh, de la vie). Est-ce que j’ai le droit de comparer, de me projeter ? Je n’en sais rien, mais la douleur actuelle (et je pensais en avoir connu quelques-unes) est purement et simplement insupportable. Je pense vraiment que je vais devoir me faire aider avant de « vraiment » péter les plombs…
Ne commencez pas à essayer de deviner, ce qui se passe. Moi-même je ne le sais pas, et on peut dire que rien de ce qui m’entoure m’y aide. Que faire lorsque le sentiment d’impuissance est tel qu’il en devient douloureux ? Même ce post ne ressemble pas à ce que je ressent. Les mots ne sont pas assez forts, maintenant, comme au début de l’histoire. Une histoire qui n’est même pas terminé, c’est pour vous dire dans quel état je suis…
Une chose est rassurante, ce sont vous mes amis « les vrais » parce que le trie se fait de plus en plus… Est-ce moi qui l’ai cherché, l’ai provoqué ? Je n’en sais rien, et c’est mieux comme ça. Mais c’est très surprenant (et rassurant, pour une fois) de voir des personnes que l’on attends pas là, maintenant, au moment où ils vous tendent une oreille après ce que vous avez pût leur faire subir. J’en ai les larmes aux yeux… Ces p….. de larmes qui ne me quittent plus, quotidiennement elles reviennent, elles aussi, là où on ne les attends pas.
Et la question se pose de la « punition », du « châtiment », certainement de vieux souvenir de ce que j’ai entendu à certaines périodes de ma vie. Est-ce qu’un jour on doit payer pour ce que l’on a fait aux autres ? En plus en vous disant ça, j’ai un souvenir pas très vieux où je pensais déjà à cette question, dans des circonstances différentes, mais douloureuses aussi. Cette douleur qui vous tient le bide et vous empêche de vous alimenter, même lorsque vous ressentez la faim, cette sensation bizard qui empêche d’agir, de se bouger, de s’en sortir…. serait le résultat de ce que vous avez vous même fait subir à d’autres personnes ?
Trop de questions, trop d’envies non-assouvies, trop de passion, trop d’investissement, trop d’efforts, trop d’attentes, trop d’excès… c’est le résultat de trente années de ma vie. Je me taperais donc (enfin) la crise de la trentaine à l’approche de mes 32 ans (oui, c’est bientôt pour ceux qui auraient oublié…). Tout au long de cette vie, je n’ai jamais eu de regret, jamais je n’ai regarder dans le rétroviseur en me disant : « Zut, j’aurais dû ou j’aurais pas dû… » C’est maintenant que ça arrive, comme si la coupe débordait (en même temps que mes larmes). J’essaie de me raccrocher à ce que j’ai de bien, à mes enfants, à mes amis. Ça fonctionne, de temps en temps, mais c’est loin d’être suffisant.
Je sais que j’ai un souci, un « truc » que j’ai vécu dans ma vie (ou simplement que j’ai crû vivre) et qui est en train de me péter à la gueule. Mais c’est quoi putain de bordel de merde (je m’énerve un peu là…) ? Qu’est-ce que j’ai si bien enfouit (ce ne doit pas être pour rien si je n’ai pas de souvenirs précis jusqu’à l’adolescence) dans mon esprit et qui provoque tout ça ? Quand je disais que je me posais des questions, je ne fais pas semblant…
Un point positif, c’est que par rapport à beaucoup, je sais, je dois faire quelque chose, arrêter de subir cette crainte (de je ne sais quoi) pour atteindre la tranquillité qui m’a quitté et surtout, j’en parle…
Certains diront que le gars est en pleine dépression, qu’il doit prendre des médicaments, des vacances, sortir… mais je ne pense pas. C’est effectivement une déprime, loin d’être passagère et je sais ce qui l’a provoqué. Maintenant, je voudrais bien savoir pourquoi et que ça s’arrête avant que je mette en péril ce que je me suis évertuer de construire jusque là. J’ai également la chance de connaître les personnes qui m’aiderons à trouver ce qui « déconne » et à le régler définitivement (j’espère). Des personnes sur qui vous pouvez compter, qui ne vous jugent pas, ne vous donnerons pas de conseils, vous écouterons et vous poserons les bonnes questions, pour vous amener là où vous devez aller pour « accepter » la blessure (ou les, je sais pas encore).
J’ai un énorme besoin de reconnaissance, d’être intéressant, d’être rassurant, d’aider les gens qui m’entourent. Jusque là, rien d’anormal. Mais pourquoi, lorsque je ne peut pas le faire (et c’est ce qui s’est passé et qui se passe encore), je tombe dans une angoisse terrible. Peur que l’on m’abandonne ? Même ce blog, je suis certain de l’avoir fait pour me rendre intéressant, partager le fruit de mes longues heures sur la toile à dénicher, chercher, trouver ce que d’autres n’auront pas encore vu… Quel(s) événement(s) m’a poussé à alimenter une telle angoisse, qui actuellement en en train de me gangrener petit à petit ? J’espère de tout coeur trouver la ou les réponses…
Merci Maffy pour ta confiance…
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