Un an et je te parle encore…
Il est 7h45, je suis naturellement réveillé et je viens de rêver de toi. Je ne rêve plus de toi depuis bien longtemps maintenant, j’ai réussi à faire le deuil de notre histoire, de ces 10 mois d’une passion qui nous a emporté bien plus loin que prévu !
Dans mon rêve, nous nous parlions, devant un verre, pour nous raconter ce que sont devenues nos vies, nous dire tout ce qu’il a pu nous arriver depuis. C’est vrai que je trouve cette idée plutôt intéressante et même si je vais bien désormais, je me demande si ça ne permettrait pas de guérir de toi complètement.
T’écrire un an après signifie-t-il que je ne suis pas totalement libéré de ton emprise ? Je ne pense pas, mais j’aime bien revoir les femmes que j’ai aimé, et toi je t’ai aimé plus que toutes les autres, même celles d’après. D’ailleurs en parlant de celles d’après… je te dois d’avoir compliqué “légèrement” mes relations avec vous… Tout était bien plus simple avant de te connaître… Mais bon, je ne t’en veut pas, j’ai découvert des tonnes de choses sur moi et sur ce que l’amour pouvait faire faire. Et tout ça, c’est à “notre histoire” que je le dois. Pas à toi spécifiquement, mais à nous deux, à ce que nous avions été capable de faire et de dire sur le moment…
Je pense être totalement guéri depuis quelques mois maintenant. Tu ne me manques plus et la vie à deux non plus d’ailleurs (enfin la vie à deux, ça dépend des jours)… Je sais que de ton côté la “guérison” s’est faite en quelques jours, comme d’habitude tu as enfermé bien profondément ce que tu pouvais ressentir et penser… Vous êtes toujours plus fortes que nous les femmes, avec vos sentiments. Mais les enfermer comme ça pour ne pas souffrir, je ne pense pas que ce soit une bonne idée… Mais bon, c’est votre problème après tout !
Nos amis communs me parlent de temps en temps de toi, et me surprennent des fois. Enfin non, je ne suis pas surpris de savoir ce qu’est devenue ta vie. C’est en fait un retour à la normal pour toi. Je l’ai compris lors de notre dernière entrevue, non avant-dernière, dans ce restaurant rue Francklin Roosevelt… Ton regard avait changé et n’était plus celui que je connaissais. J’ai compris alors que c’était la fin de notre histoire…
Qu’est ce que tu as pu me manquer ensuite… Je ne compte pas les nuits à t’attendre, à penser que tu allais revenir et attendre que tu frappes à ma porte. Ce quartier où je vis toujours n’avait plus le même intérêt sans toi… Je me souviens que je te voyais partout et je me souviens aussi être allé dans les différents endroits où nous avions passé quelque moment, j’en avais besoin…
Alors oui, ça a été super difficile, mais je suis totalement libéré de “nous”, ce “nous” n’existe plus d’ailleurs. Je ne pense pas être particulièrement heureux, mais je ne suis pas malheureux non plus. Je m’habitue à ma solitude. J’aime bien cette vie sans trop se demander quoi que ce soit, je “suis” mes envies, c’est tout.
Au moment où j’écris cette lettre, la vieille à côté à déjà commencé à délirer et à parler à l’homme invisible. La vieille qui s’arrêtait de parler lorsque tu étais là et qui recommençait quand tu partais. Elle m’aura fait chier depuis celle-là aussi avec ses délires… Bref, je sais que tu vas sourire en lisant cette phrase…
Bon, je vais te laisser maintenant, en te souhaitant que tous les rêves que tu avais puissent t’arriver, en espérant que tu sois heureuse et accomplie, totalement libérée de l’emprise des personnes que tu sais… Je n’ai même pas pleuré pour t’écrire ces mots, c’est pour dire que tout ce long travail aura quand même servi à quelque chose…
…et me permet de conclure en te disant que je t’ai toujours aimé, je t’aimerais toujours, mais plus comme avant…
Je ne suis pas du tout certain qu’elle connait l’existance de ce blog et même si elle le lisait de temps en temps, ce billet, j’ai vraiment des doutes…
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J’aurai pu l’écrire cette lettre … ah tiens d’ailleurs je l’ai écrite aussi, mais avec plus de violence et réglement de compte, et moins de tendresse. Je revois la personne de temps à autre, on s’appelle pour se donner des nouvelles. L’échange de lettre a permis de tourner la page, de régler les comptes et de repartir à zéro …
TheFreeboxer “pense” qu’il n’est pas possible de repartir à zéro, mais de passer à autre chose (oups, même ici je plurk).
Je n’ai jamais ressenti de la haine, mais juste un peu d’énervement du à l’impuissance de ne rien pouvoir dire ou faire pour que ça change. J’aurais aimé la revoir, comme il m’arrive de toutes les croiser des fois. Mais bon maintenant, ça m’est un peu égal en fait…
Reste comme tu es ma Wonder Plurk Wife
Le plus dur c’est de ne plus pouvoir revoir quelqu’un que l’on a aimé réellement, surtout lorsque l’on souhaite profondément mais que l’autre en retour ne veut pas. La page est tournée… fini !
Et là, l’expression “Faire son deuil” prend toute son ampleur…
C’est pour ça que c’est si dur.
J’en ai fait l’expérience aussi, comme beaucoup, sentiment d’impuissance et tutti quanti…
Perso, ce qui m’a le plus aidé à remonter la pente c’est cette phrase de Nietzsche que j’adore :
“Ce qui ne te tue pas rend plus fort”
Je suis aussi passée par là et j’ai pris un sacré tarif.
Heureusement, j’ai toujours été assez je-m’en-foutiste, capable de faire le vide en moi quand mes émotions commencent à me jouer des tours. J’ose appeler ça une force, et je suis consciente que beaucoup de personnes n’ont pas ce luxe…
Mais même si j’enclenche le bouclier, ça ne m’empêche pas de bugger pendant 1h entière en y pensant et d’en avoir les larmes aux yeux… D’autant plus que je peux LE croiser n’importe où étant donné qu’on vit dans la même ville, qu’on a les mêmes centres d’intérêts et les mêmes amis, et je trouve ça pire que tout au contraire de se demander à chaque fois qu’on sort de chez soit si oui ou non on va le croiser, s’il sera accompagné, s’il nous parlera…
C’est drôle… Je me reconnais parfaitement dans cette lettre, et au vu des commentaires, ça doit être le cas pour la majorité des ruptures.
Bien sur mon expérience du haut de mes 18 ans n’est pas très parlante mais quand même je trouve ça troublant.
Sinon pour mon histoire, j’ai “réalisé” ton rêve. Je l’ai revu, plus d’un an après notre rupture, juste histoire de discuter. On est de nouveau ensemble depuis presque un mois. Allez savoir ce qui a bien pu se passer dans sa tête, et dans la mienne :/
Houaaa, c’est trop beau, même troublant, autant de sentiments, tu m’étonneras encor, quand je te vois, je suis loin de m’imaginer que tu puisses enfermer toutes ces émotions en toi. Oui tu as un vrais cœur lol et aussi une vrais sensibilité, Je pense effectivement, que parole d’homme pourra mieux nous(les femmes) permettre de savoir qui vous êtes vraiment, merci de partager cette intimité qui me fait croire que vous êtes plus émotifs que vous le paraissez.
Mais c’est très gentil tout ça… Vous me touchez vraiment tous, les amis, les lecteurs que je ne connais pas et ceux que je connais !
Ça fait plaisir et surtout, je me demande bien ce qui a merdé pour que nous soyons tous autant demandeurs de réponses sur les difficultés de nos relations…
Enfin, merci à tous du fond du coeur
Votre serviteur…